|
La Villa devint un temps, à la Libération, maison principale
pour toute ma famille. C’était une famille nombreuse
(6 enfants) qu’il fallait loger et nourrir : on trouvait à
Belle-île des huîtres et des homards tandis qu’on
peinait à trouver du pain à Paris. Mon grand père
reconstitua le mobilier de la maison avec des meubles et des lithographies
venus directement d’Indochine.
Chaque génération, depuis cinquante ans, apporte sa petite touche à l’héritage familial, redevenu une véritable maison de vacances : ma mère y a apporté le confort moderne (salle de bain chauffée, verrière, lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge…) pour transformer un château hanté en villa, mon père a apporté sa touche artistique : ses toiles s’exposent dans les chambres… |